Paroisse Saint-Pothin
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      dimanche de l’Avent. 23 décembre.

dimanche de l’Avent. 23 décembre.

Evangile de la Visitation.


Homélie 4° dimanche de l’Avent

  • Frères et sœurs bien-aimés, en ce 4° dimanche de l’Avent, nous venons nous préparer avec la Vierge Marie à célébrer Noël, nous venons contempler en Marie le modèle de l’accueil et du don du Christ.
  • Dans cette visitation de la Vierge Marie, c’est le Nouveau Testament qui rencontre l’Ancien Testament, fatigué, épuisé, stérile ; Elisabeth est devenue féconde grâce à la vie nouvelle du Christ ; elle se réjouit de voir la mère du Sauveur venir jusqu’à elle comme nous sommes appelés, nous aussi, à nous réjouir de la venue de la Vierge Marie vers nous.
  • Ces deux femmes ont en mémoire toute l’histoire de leur peuple, les paroles des prophètes invitant à l’attente du Sauveur, et tout particulièrement ces paroles de Michée entendues dans la première lecture :

« De toi Bethléem Ephrata un berger surgira qui donnera la paix … »

  • La Vierge Marie, enceinte, se rendant à Bethléem, devait méditer sur cette prophétie écrite 7 siècles auparavant et qui s’accomplissait alors. Par les voies de la Providence elle se rend à Bethléem pour enfanter le Christ, et cela grâce à cet édit d’Auguste ordonnant de recenser toute la terre, afin de pouvoir ensuite lever des impôts ; à travers l’épreuve de ce voyage difficile elle reconnaît la main de Dieu et elle nous aide à découvrir dans nos épreuves que la Providence ne nous abandonne pas …
  • Un berger surgira de Bethléem : Bethléem signifie la maison du pain pour les sédentaires, ou la maison de la viande pour les éleveurs ; et donc la maison de la nourriture essentielle, première … Le Christ est-il notre nourriture essentielle ? …
  • De Bethléem Ephrata, le plus petit des clans de Juda : Ephrata signifie la féconde ; de ce qui est petit, humilié, rabaissé surgit la fécondité ; n’ayons pas peur, au-delà des sondages d’opinions, des humiliations ou dénigrements d’être petits, d’être signe de contradiction ; c’est de notre fidélité à Dieu que jaillit la fécondité réelle, celle de Dieu.
  • Un berger surgira qui donnera la paix : aucun dirigeant, chef, ne peut nous rassembler, faire l’unité, et nous implorons en ces jours à la veille de Noël la venue du Messie …
  • De cette invitation à la confiance présente dans la première lecture, passons à la seconde lecture où l’auteur de la lettre aux hébreux fait dire au Christ avant même qu’il ne vienne dans le monde :

« Me voici, je suis venu pour faire ta volonté »,

car les holocaustes, les offrandes sont à bout de souffle, signes souvent de compromis, offrandes de quelque chose et non de moi-même … « Et pour cela tu lui as donné un corps », corps qui permet de s’offrir soi-même, tout entier …

  • Ce corps qui avec la Vierge Marie « monte en Judée » comme il montera plus tard en Judée pour s’offrir sur la croix.
  • Le Christ dit : « Je suis venu pour faire ta volonté » … Alors que notre société promeut que chacun puisse faire sa volonté, ce qu’il lui plaît, avant de se tourner vers la volonté de Dieu et aussi de l’autre …
  • La Vierge Marie reprend aussi elle-même cette parole : « Je suis venue pour faire ta volonté » faisant pour cela l’offrande de son corps …

Entrons alors dans cette belle page d’Evangile de la Visitation qui commence par ces mots : « Marie se leva et partit ».

  • Elle se leva : tel est le premier acte de Marie aussitôt après avoir dit « Je suis la servante du Seigneur » car rien n’est impossible à Dieu. « Se lever » c’est le verbe de la résurrection … C’est dire la puissance de la vie qui ouvre le Nouveau Testament ; et elle partit, comme Abraham qui partit, confiante dans la promesse du Seigneur.
  • Arrivant chez Elisabeth, Jean-Baptiste bondit de joie dans le sein de sa mère : comme David avait bondi de joie, dansé devant l’arche de Dieu, dans ces mêmes montagnes de Judée ; Marie est la nouvelle arche et Jean-Baptiste exulte !
  • Alors Elisabeth s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre les femmes et bénie est le fruit de ton sein ; comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? … »
  • Il ne faut pas faire de cet épisode un joli conte de fée, se demandant comment Marie a pu reconnaître en Marie la mère du Seigneur comme si il y avait là un évènement complètement hors de notre vie ...
  • La Vierge Marie et Elisabeth sont profondément enracinés dans l’Ancien Testament ; elles connaissent les prophéties :
  • l’annonce d’une joie nouvelle faite à la femme stérile en Sophonie : Crie de joie, toi la stérile car tu vas enfanter,
  • l’annonce de la venue du Messie,
  • l’annonce que Dieu comblera les pauvres …
  • Toutes ces paroles auxquelles elles croient se révèlent lumineuses pour elles en cette rencontre ...
  • Nous sommes appelés nous aussi à cette joie en recevant Dieu dans la visite de l’autre, en donnant Dieu comme Marie.
  • C’est ce que nous vivrons en recevant l’Eucharistie, devenant porteurs du Christ comme la Vierge Marie ; il est très beau de recevoir l’Eucharistie en méditant sur cet Evangile de la visitation.
  • Cette page d’Evangile n’est donc pas une parenthèse dans l’histoire, un beau conte de fée loin de notre vie : cette rencontre et cette joie qui en découle est le fruit de toute l’histoire qui précède, d’une longue maturation, faisant naître un vrai désir de Dieu, et aussi de celle qui suit ; nous la comprenons peu à peu davantage en vivant nos rencontres comme des visitations, en allant visiter nos frères et sœurs qui souffrent ; je pense aux libanais qui de manière très belle souvent ont accueilli 800 000 réfugiés syriens. Ils font "l’expérience" de la visitation et de la joie qui en découle.
  • Frères et sœurs, nous sommes appelés comme Marie et Élisabeth à croire dans les promesses de Dieu qui se réalisent dans cet qui est humble et caché, à la fécondité de nos vies dans la mesure de leur fidélité à la volonté de Dieu : je suis venu pour faire ta volonté.
  • Nous sommes appelés à goûter ce bonheur de la rencontre avec Dieu dans nos frères et à porter Dieu. C’est là la source d’un vrai bonheur pour lequel nous sommes faits.
  • Que nous puissions ainsi nous préparer à célébrer Noël : la fête de Noël n’est pas la célébration d’un anniversaire du passé ; c’est la naissance de Dieu en nous pour le donner autour de nous ; à l’école de la Vierge Marie ouvrons nos cœurs pour vivre ce mystère de la visitation, en accueillant la fécondité de Dieu, en faisant sa volonté.
  • Amen.

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