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A propos du mariage ... de beaux extraits de "la lettre à Laurence" de Jacques de Bourbon-Busset

Après 15000 jours et 15000 nuits passés ensemble Jacques de Bourbon Busset devint veuf.
Dans un texte d’une très grande beauté il écrit une lettre à sa chère Laurence ...
A lire en entier !
Quelques extraits pour vous en donner le désir !


Extraits de la lettre à Laurence de J. de Bourbon Busset

  • « C’est ton âme qui m’a vaincu. Certes, j’admirais ton intelligence, ta sensibilité, ton énergie, mais que m’auraient importé ces qualités si elles n’avaient pas été rassemblées, unifiées par une force plus forte qu’elles toutes, par une exigence inconditionnelle ? J’ai entendu battre dans ton âme la passion de l’absolu… » (p.48)
  • « Ce fut alors que nous avons compris que nous aimions chez l’autre ce qui le dépassait, lui appartenait à peine, le mettait en relation avec l’absolu » (p.55)
  • « Nous ne nous éclairions pas l’un l’autre. C’était la même lumière qui nous éclairait. Elle ne venait pas de nous, elle venait d’ailleurs, mais nous avons su l’accueillir, lui ménager entre nous deux un lieu, lui faire un espace. Notre chance était de vivre dans cet espace de lumière. » (p.47)
  • « Ainsi, nous connaissions le pouvoir créateur de la durée, ce mystère. Comment expliquer que le temps, de destructeur, se fasse créateur ? A quelles conditions ce pouvoir créateur du temps s’exerce-t-il ? Intensité et durée sont considérés comme incompatibles et même contradictoires. Mon expérience infirme cette règle . Qui a tort, mon expérience ou la prétendue règle ? Je ne puis nier ce que j’ai vécu… une alliance à toute épreuve, voilà ce qui nous liait et nous libérait. Nous n’avions pas déclamé des serments romantiques mais nous savions qu’aucune circonstance ne pourrait jamais nous séparer. Bien des fois, nous avons été mis à l’épreuve. Nous en avions longuement parlé et avions réduit l’obstacle à un incident de parcours. Comment expliquer qu’une telle alliance n’ait jamais été dénoncée ? Le sentiment de l’honneur, la volonté, les conditions extérieures y ont été pour peu de choses. Il y avait, à l’origine de notre entêtement la conviction que notre entente pouvait prendre appui sur le temps pour le vaincre et en faire un ami. » (p. 43-44).
  • « Nous nous entendions très bien avec les couples en difficulté… souvent nos visiteurs s’en étonnaient. Ils s’attendaient à des réticences, à des mises en garde, voire à des sermons. Nous étions tellement sûrs d’être dans le vrai, tellement convaincus qu’il n’y avait rien au-dessus d’un amour partagé que nous étions envahis d’une immense sympathie pour ceux qui ignoraient cette chance. L’intolérance naît d’un doute sur ses propres sentiments. On déteste chez l’autre ce dont aperçoit chez soi les germes inavouables. Si nous avions eu une vague nostalgie des amours passagères, nous aurions été beaucoup plus tranchants, nous aurions voulu, par la fermeté du ton, nous fortifier, nous rassurer nous-mêmes. Cette nostalgie absente, nous n’avions qu’une envie, aider, dans la mesure de nos moyens, tous ceux qui désiraient courir l’aventure d’un amour fou durable et connaître ainsi l’alliance du vertige et de la durée. » (p. 40-41).
  • « Ce qui était difficile à expliquer et que nous avions du mal à nous expliquer nous-mêmes, c’était la nécessité d’une distance à conserver. Chaque être humain est dépositaire de quelque chose qui le dépasse, qui n’est pas vraiment de lui. Cette force ne peut être impunément exposée au grand jour. C’est une essence d’ombre qui supporte mal la lumière crue. Ce qui est le plus intime doit être protégé. Ce n’est pas un trésor, c’est beaucoup plus, c’est le ressort intérieur et il importe de le ménager chez l’autre comme chez soi. Aussi convient-il, entre amants, d’user de discrétion, de savoir renoncer à certaines questions et de respecter certains silences. Il importe de laisser croître la part cachée qui est sans doute la meilleure. Le moment viendra où elle brûlera du désir de s’exprimer et de communiquer avec la meilleure part de l’autre. Cette meilleure part, il est impossible sous peine de ne pas savoir de quoi on parle de ne pas l’appeler l’âme. L’âme ne se confond ni avec l’intelligence ni avec la sensibilité. Elle est mêlée à elles et elle les juge. Chacun connaît ces instants où l’arbitre intérieur prend du recul et refuse tels acte, telles attitudes. Son plus grand ennemi est la complaisance pour le désespoir. » (p. 41-42).
  • « Il a fallu désarmer de nos amours-propres. Ce fut long et difficile. Nous étions aidés dans cette conviction que rien ne tue plus sûrement l’amour que l’amour propre ; aussi, dès que l’un de nous voyait pointer son amour-propre, il s’empressait de le matraquer et en prenait à témoin son partenaire. » (p. 51)
  • « On dit maintenant que les amants doivent aimer leur amour. Je crois surtout qu’ils doivent l’aider. L’amour secouru dure. » (p. 45)

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