Paroisse Saint-Pothin
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      Homélie sur l’Evangile de Cana (2° dimanche du temps ordinaire). DImanche 20 (...)

Homélie sur l’Evangile de Cana (2° dimanche du temps ordinaire). DImanche 20 janvier 2019.

L’Evangile de Cana joué par les paroissiens !!!


Homélie pour le 2° dimanche de l’année C (2019)

  • Chers amis, il m’a été dit que mes homélies sont parfois un peu compliquées … Alors permettez-moi d’être aujourd’hui un peu plus détendu ; c’est aussi l’Evangile de Cana qui suscite la joie ...! et nous avons la joie d’accueillir les enfants préparant leur première communion ...
  • Je vous propose donc un jeu de rôle à partir de l’Evangile de Cana.
  • Pour le rôle de Marie, je propose toutes les belles-mères … Dans un mariage elles voient tout ce qui ne va pas, ce qui manque … ! Elles se font aussi rembarrées par leur fils … Mais rendons grâce ! Elles savent se rendre attentives … Elles nous tournent vers Jésus ! Et c’est pas mal pour des belles-mères d’avoir le rôle de Marie … !
  • Pour les serviteurs qui remplissent les cuves ce rôle sera bien sûr assumé par les servants et les servantes que je remercie. Ils rendent de grands services. La principale caractéristique c’est qu’ils ne comprennent pas tout ce qu’ils font. Ils jouent bien leur rôle … ! Merci à eux !
  • Le maître du repas c’est le curé … Alors là, lui il est complètement dépassé ! Il ne sait pas d’où bien le bon vin, signe qu’il ne gère pas grand chose. Ce qui est magnifique c’est que son rôle est de s’émerveiller et d’être le révélateur de ce qui est bon ...
  • Le rôle des jeunes mariés de l’Evangile est bien sûr tenu par tous les fiancés et jeunes mariés de notre assemblé : Ils sont un peu perdus dans cet Evangile ; ils n’ont pas toujours saisi que l’Epoux véritable c’est le Christ … Nous prions pour eux dans ce magnifique Evangile où Jésus manifeste qu’il veut leur bonheur !
  • Le rôle de Jésus … est tenu par Jésus lui-même ! Remarquez justement qu’il est très discret, presque caché dans cet Evangile : il faut que Marie aille le chercher ; il se refuse au départ à faire un miracle. Alors que dans tous les miracles de l’Evangile il touche, il impose les mains, il prend du pain, ici aucun geste ; juste une parole (Remplissez ces jarres et portez au maître du repas …). A la fin on pense que c’est le marié qui a prévu du bon vin … Jésus reste caché. Jésus est bien souvent ainsi ! Il fait un miracle dans l’ordinaire des jours … Il nous demande de le chercher, de le découvrir. Son rôle est donc caché … A nous de le découvrir !
  • Le rôle des invités est aujourd’hui tenu par tous les enfants qui se préparent à leur première communion … Ce sont eux les invités ; ils se préparent à entendre Jésus dire : « Heureux les invités au repas du Seigneur, à ce repas pour goûter ce bon vin que je prépare pour eux". Ils entrent dans cette invitation …
  • Il y a aussi dans mon décor une horloge sur laquelle il est écrit : « Il est l’heure d’aimer ! »
  • Alors récapitulons et tous ceux que j’appelle vont pouvoir lever la main : les belles-mères, les servants et les servantes, le maître du repas, les fiancés et tous jeunes mariés de cette année 2018, Jésus, les enfants qui préparent leur première communion …
  • Il y en a encore beaucoup qui n’ont pas levé la main. Quel rôle trouver pour eux chers amis ? Eh bien j’ai pour eux un rôle très important ; et plus ils sont nombreux mieux c’est … ! Ce rôle essentiel c’est celui … des cruches ! Plus il y aura de cruches, plus il y aura d’eau et plus il y aura alors de bon vin ! Merci à vous les cruches ! Jésus a changé 600 litres d’eau en vin … !
  • Je voudrais relever trois caractéristiques de ces cruches et donc je m’adresse à vous les cruches …
  • 1) Les cruches à l’époque de Jésus sont à col ouvert ; elles ne sont pas fermées par un bouchon comme une bouteille de champagne ! Vous aussi, soyez ouvertes chères cruches pour recevoir et pour donner …. Ainsi vous manifestez votre soif de Dieu et votre désir de vous donner …
  • 2) La plupart des cruches que l’on a retrouvé dans les fouilles archéologiques sont en terre cuite ; elles sont donc fragiles, vulnérables … Cela aussi c’est une qualité essentielle. Je ne résiste pas ici à vous lire les quelques lignes de Charles Péguy que j’ai mises sur la feuille paroissiale pour l’éditorial de ce dimanche :
  • « Les honnêtes gens n’ont point de défauts. Ils ne sont pas blessés. Leur peau de morale, constamment intacte, leur fait un cuir et une cuirasse sans défaut. Ils ne présentent point cette ouverture que fait une affreuse blessure, une inoubliable détresse, un regret invincible, une mortelle inquiétude, une invincible arrière-anxiété, une cicatrice éternellement mal fermée. Ils ne présentent point cette entrée à la grâce qu’est essentiellement le péché. Parce qu’ils ne sont point blessés, ils ne sont plus vulnérables. Parce qu’ils ne manquent de rien, on ne leur apporte rien.
  • La charité même de Dieu ne panse point celui qui n’a pas de plaies. C’est parce qu’un homme était par terre que le Samaritain le ramassa (…)
  • Les « honnêtes gens » ne mouillent pas à la grâce » Charles Péguy
  • 3° caractéristiques des cruches de l’Evangile de Cana : elles auraient pu aspirer à recevoir un liquide précieux comme de l’huile … Elles consentent à recevoir de l’eau, ce qu’il y a de plus pauvre.
  • Chers frères et sœurs, chères cruches, ces 3 caractéristiques : un col ouvert, une vulnérabilité et une pauvreté consentie font que le miracle peut s’accomplir … Soyons donc de bonnes cruches !
  • Notons aussi pour ces cruches qu’elles étaient utilisées pour les purifications rituelles, le lavement des pieds, des mains … Pour obéir à la loi … Avec l’eau transformée en vin elles se mettent au service non plus de la loi mais de l’amour dont le vin est le signe …
  • Et enfin, ces cruches il y en avait 6 : c’est un nombre qui dit l’imperfection … 7 est le chiffre de la plénitude.
  • Cette 7° cruche, chers cruches c’est Jésus : sur la croix, de son corps, jaillit de l’eau et du sang … Ce qu’il y a de plus précieux en lui nous est donné …
  • Voilà chacun a donc un rôle …
  • Mais pourtant il y a encore un rôle, encore un pas à faire …
  • Il y a les disciples ! Qu’est-ce qu’un disciple : c’est celui qui croit en Jésus. Ses disciples crurent en lui …
  • Ce rôle est pour tous : les belles-mères, les servants, les invités, le curé (j’espère !), les fiancés et jeunes mariés et les cruches … Tous nous sommes appelés à être des disciples … A croire que dans nos vies Jésus peut tout transformer, cette eau que nous lui présentons pour en faire le lieu de l’amour … Tout de notre vie la plus ordinaire est appelé à être habité par l’amour !
  • Ces disciples nous dit l’Evangile dans le verset l’Evangile que nous avons entendu partent ensemble ; je lis : (Jn 2,12) : Après cela, Jésus descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils demeurèrent là-bas quelques jours.

-* Le fruit du miracle de Cana c’est la naissance de l’Eglise, c’est la communion, c’est une vraie fraternité …

  • Le fruit du miracle de Cana, c’est la mission : les disciples descendent à Capharnaüm vers les souffrances du monde pour apporter le bon vin de l’amour …
  • Fraternité et mission c’est le titre de ce jeu de rôle de Cana …
  • C’est ce qui habite le cœur de la Vierge Marie quand elle dit : « Ils n’ont pas de vin … »
  • Le manque de vin dans un mariage c’est très concrètement le signe de la fin de la fête pour les invités et le retour à l’eau du quotidien, peut être aux soucis et aux larmes ; c’est la fin de ce temps de joie humaine, peut être entretenue artificiellement par le vin ; les invités sans doute ne disent rien car c’est au fond normal ; c’est la vie se disent-ils. Il fallait bien que cela arrive.
  • Chers amis, Marie puis Jésus entendent et voient cela autrement ; depuis toujours Dieu voit cela ; comme au moment de l’exode : « J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Egypte ; j’ai entendu son cri devant ses oppresseurs ; oui, je connais ses angoisses ; je suis descendu pour le délivrer… »
  • Et dans la première lecture Dieu dit : pour la cause de Jérusalem, je ne me tairai pas, je ne prendrai pas de repos… pour en faire mon épouse !
  • Marie s’écrie dans l’Evangile : Ils n’ont plus de vin ! Au fond, elle s’écrie : Ils n’ont plus rien ; ils n’ont plus la vie ; ils n’ont plus de quoi vivre ; ils n’ont plus le goût de vivre même.
  • Le vin c’est avant tout le signe, le symbole de l’amour. Ils n’ont pas de quoi aimer. Ils n’ont pas les ressources pour cela.
  • Dans nos vies, ce manque de vin c’est la tristesse qui s’infiltre, c’est le découragement ; c’est la déception qui tôt ou tard surgit ; chacun s’en accommode peu à peu…
  • Nos cœurs alors se durcissent, s’habituent à ce manque de vin, à ce manque d’amour.
  • Attention, bien sûr il ne s’agit pas de tout avoir comme la société de consommation nous y pousse. Marie ne fait un caprice. Elle voit ce qu’il manque d’essentiel.
  • Il manque souvent de la place pour la vie de notre âme. Il manque souvent du temps que je peux partager avec ceux qui m’entourent. Il manque souvent du sacrifice, du renoncement pour laisser de la place aux autres … Il manque tout simplement Dieu.
  • Ce drame touche le cœur de notre Mère Marie, le cœur de Dieu, et la réponse est dans nos mains, dans celles des pauvres serviteurs que nous sommes invités à être, dans la réponse de prière, de foi, de dévouement (verser de l’eau) que nous avons à donner.
  • Amen !

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