Paroisse Saint-Pothin
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      Homélie du 11 février 2018 (6° dimanche de l’année B)

Homélie du 11 février 2018 (6° dimanche de l’année B)


  • Homélie 6° dimanche de l’année B (2018).
  • Frères et sœurs, en cette journée mondiale des personnes malades, en ce dimanche 11 février où nous fêtons le 160° anniversaire des apparitions à Lourdes, les lectures de ce jour nous placent face à la question de la maladie, de l’épreuve qui met à l’écart …
  • Comment est-ce que je vis mon rapport à la maladie, à la souffrance ; comment est-ce que j’en parle aux autres, comment j’en parle à Dieu ? Est-ce que cela me ferme sur moi-même, est source d’inquiétude exagérée ou non, est-ce que c’est une école d’abandon … ? Comment est-ce que je me situe par rapport à la maladie de l’autre …. ?
  • La maladie est souvent une terrible épreuve, une véritable tempête ; que ce soit ma maladie ou celle de mes frères … D’ailleurs Jésus est bouleversé devant le lépreux qui se présente à lui ; c’est un choc très grand pour lui …
  • Nous savons combien devant la maladie il nous faut donc être humble et rempli d’un profond respect pour ce qu’il se vit intérieurement …
  • 4 lumières dans les lectures de ce jour …
  • La 1° lecture est vraiment déroutante : comment cela peut-il être une parole de Dieu le fait que le lépreux soit obligé de crier « Impur, impur … », de se mettre à l’écart volontairement ? Bien sûr nous pouvons le comprendre comme une question d’hygiène, de mise en quarantaine, de protection des autres …
  • Je voudrais en faire une lecture nous concernant tous … J’accueille cette parole de Dieu comme une invitation à être vrai, à ne pas me présenter sous un aspect artificiel ; cette lèpre qui est en moi, c’est aussi une image de mon péché … Ce péché que nous reconnaissons les uns devant les autres au début de chaque Eucharistie … Cette première lecture m’invite à être simple, à être en vérité …
  • Certes il ne s’agit pas de se mettre à l’écart pour s’isoler ; il s’agit de se mettre à l’écart pour rencontrer tous ceux qui sont mis à l’écart … Pour être en syntonie profonde avec la souffrance qui habite le cœur de chacun, pour être capable de ne pas en rester au niveau du masque, du déguisement, ce dont nous nous moquerons mardi, veille du mercredi des cendres, en reconnaissant que bien souvent nous portons des costumes mal taillés …
  • En cette journée mondiale des malades, demandons donc cette grâce de l’humilité et de la vérité …
  • 2° point : Jésus combat fermement la maladie. Jésus guérit beaucoup dans l’évangile. Ce n’était pas du tout une activité courante à l’époque de Jésus. Les scribes et les pharisiens ne mettent absolument pas en doute ce fait que Jésus ait guéri : ce qu’ils lui reprochent c’est de le faire le jour du Sabbat ; ou bien s’ils s’interrogent sur l’origine de ce miracle ; est-ce par Béelzéboul ? Il y a donc un fait que les historiens ne remettent pas en cause : Jésus a beaucoup guéri et fait de miracles : des miracles cosmiques rares comme le fait d’apaiser la tempête ou de multiplier les pains ; mais surtout des miracles sur les corps, sur la chair pour la guérir ou même la ressusciter …
  • Jésus combat donc fermement la maladie ; ému de compassion nous dit l’évangile de ce jour devant le lépreux, à la demande de celui-ci d’être purifié, Jésus répond : oui, le je le veux …
  • Jésus déroge à la loi en touchant le lépreux car il veut vaincre la maladie ; la contagion qui était crainte opère à l’inverse : c’est la vie de Jésus qui l’emporte dans la chair du lépreux
  • Une autre traduction nous dit que Jésus n’a pas été ému de compassion mais en colère : non pas en colère face à ce lépreux mais face à la maladie
  • En cette journée mondiale des malades, nous demandons au Christ de mettre en nous cette force d’accompagner ceux qui sont malades ; de les aider à guérir.
  • Nous demandons pour chacun de nous pour qui la première des maladies est celle du péché la grâce de désirer fermement la sainteté, de combattre le péché ; ce à quoi le carême qui vient va nous engager à la suite du christ combattant le prince des ténèbres …
  • 3° point : Va te montrer au prêtre ; ce sera un témoignage pour les gens … Si Jésus combat la maladie, se met en colère contre elle, c’est qu’il refuse l’exclusion.
  • Déjà le lépreux avait désobéi à la loi en allant vers le Christ, ce qui lui était interdit, disant son désir d’être réintégré ; Jésus lui aussi désobéit à la loi en touchant le lépreux …
  • Dans la maladie le Christ vient nous dire que nous ne sommes pas seuls mais accompagnés par sa grâce et soutenus par nos frères …
  • C’est le sens de ce sacrement des malades et c’est pourquoi il est bon qu’il soit reçu au cours de l’Eucharistie en ce dimanche : la maladie ne m’exclut pas ; au contraire, la personne malade vit sa vocation de baptisé au cœur de la communauté, avec elle et pour elle en présentant sa souffrance …
  • Le sacrement des malades a une vocation missionnaire : au cœur de ma faiblesse je laisse le Christ agir pour le bien de tous …
  • En retour pour notre communauté nous réaffirmons notre foi en Dieu qui choisit ce qui est faible pour couvrir de confusion les forts …
  • Si Jésus touche un lépreux c’est qu’il est vainqueur de la mort ; cela nous engage à ne jamais mettre à l’écart celui qui serait présenté comme un danger pour nous …
  • En ce cette journée mondiale des malades, nous demandons la grâce de témoigner de la dignité de tout homme en donnant la place d’honneur à celui qui est méprisé …
  • Nous prions pour tous ceux qui accompagnent des personnes en souffrance, ce qui est au cœur de notre identité chrétienne …
  • Enfin, 4° point Jésus est mis à l’écart …
  • Il est mis à l’écart car il a touché un lépreux et tous le savent …
  • Il se met à l’écart car il ne veut pas être considéré comme un thaumaturge alors que le lépreux guéri parle de lui ainsi … C’est d’abord sa parole qui doit être entendue …
  • Il se met à l’écart parce que son témoignage sera celui de la croix et non pas de ses miracles …
  • En cette journée mondiale des malades je voudrais dire que Jésus se met à l’écart c’est qu’il veut résolument rejoindre tous ceux qui sont à l’écart à cause de leurs épreuves
  • Je voudrais aussi interpréter cette mise à l’écart de Jésus comme une invitation à l’y rejoindre dans le silence de la prière, en fuyant le brouhaha qui assourdit et m’empêche de saisir que la main du christ me rejoint dans mon épreuve …
  • Je voudrais découvrir que cette mise à l’écart de Jésus est pour lui déjà la croix ; et que c’est là au pied de la croix que je découvrirais quel sens mystérieux ma maladie, ma souffrance peut avoir, quelle fécondité peut en jaillir …
  • En ce 11 février, confions tous nos frères et sœurs qui traversent des épreuves douloureuses, qu’ils puissent avec Jésus accueillir la paix qui jaillit de la croix vaincue, celle du matin de la résurrection. Amen.

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